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L'eau, un cycle perpétuel, un flux continu…

L'eau

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L'eau et la santé
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L'eau, un cycle perpétuel, un flux continu…

L'eau de notre planète se trouve sous des formes diverses. L'état de l'eau le plus abondant est l'état liquide qui caractérise les océans, les cours d'eau et les lacs à la surface des continents. Une partie importante de l'eau douce est aussi stockée sous forme de glace et de neige (glaciers, couvertures hivernales). Enfin, l'évaporation sur les surfaces d'eau libre, donne naissance aux masses nuageuses (soit l'eau sous forme de vapeur) qui transportent l'eau douce vers les continents. Ceci, c'est pour l'eau visible. Il reste en effet, celle qui ne l'est pas directement, celle qui surgit des sources après un parcours souterrain, celle qui imbibe le sol et le sous-sol. L'eau circule donc inlassablement entre les grands réservoirs d'eau libre, l'atmosphère et les continents. Avec 1,35 milliards de m³, les océans constituent le principal réservoir d'eau, d'où démarre le cycle des précipitations qui arrosent notre planète. Sur les 430 000 km³ d'eau qui s'en évaporent, 40 000 retombent sur les continents. Ces 40 000 km³ peuvent être contaminés par les polluants présents dans l'eau au départ ou par les polluants atmosphériques qu'ils rencontrent.

 

L'eau… une ressource naturelle à protéger...

La pollution de l'eau de surface (ruisseaux, rivières, fleuves, lacs, etc…), par des déversements inconsidérés d'eaux usées agricoles, urbaines et industrielles est maintenant sous un contrôle relatif, mais les problèmes de pollution des nappes phréatiques (réserves d'eau souterraines) s'avèrent beaucoup plus difficiles à gérer.

 

La qualité de l'eau peut être détériorée par plusieurs milliers de substances polluantes, mais moins d'une centaine font l'objet d'un suivi régulier sur la base de normes ou de lignes directrices nationales ou internationales.

Les principaux polluants peuvent être sommairement classifiés dans les groupes suivants :

•  les microorganismes pathogènes   : virus, bactéries, parasites susceptibles de causer principalement des gastro-entérites ;
•  la matière organique  : substances habituellement non toxiques mais susceptibles de consommer l'oxygène présent dans l'eau, jusqu'à parfois provoquer la mort des poissons qui s'y trouvent ;
•  les substances nutritives  : nitrates, phosphates ou autres provenant surtout des fertilisants agricoles et des eaux usées municipales. Ils engendrent l'eutrophisation qui découle d'une prolifération excessive d'algues ou de plantes aquatiques pouvant atteindre une densité suffisante pour nuire aux poissons et rendre l'eau impropre à la consommation. De plus, certaines algues microscopiques peuvent sécréter des substances hautement toxiques ;
•  les substances inorganiques nuisibles à la santé sont surtout des métaux lourds. Certains de ces composés sont très toxiques. La pollution par les métaux lourds résulte soit des rejets agricoles (insecticides, fongicides), soit de l'industrie (électronique, électricité, automobile, …). A l'état de trace, certains métaux comme le fer, le chrome ou le cobalt sont essentiels à la vie des organismes, mais ils deviennent toxiques en plus grande quantité ! Le mercure peut par exemple bloquer le site actif de la vitamine B12 et le plomb, que l'on retrouve également dans l'eau acheminée vers le robinet par de vieilles conduites en plomb, est responsable du saturnisme (intoxication au plomb, au niveau des os et dans le système nerveux) ;
  les matières en suspension (MES) proviennent de l'érosion du sol et des diverses activités humaines. Ces particules en suspension peuvent rendre une eau non potable à cause de la turbidité ou du goût désagréable qu'elles engendrent ;
•  les micropolluants organiques regroupent des milliers de substances et seulement quelques dizaines font l'objet d'un suivi régulier. Les dérivés halogénés, notamment ceux contenant du chlore, sont les plus préoccupants car ils persistent longtemps dans l'environnement ;
•  les pesticides  : voir quelques produits et la santé. Dans plusieurs pays européens, une concentration d'atrazine (herbicide) a été détectée dans 25 % des échantillons d'eau souterraine, démontrant ainsi une contamination à l'échelle continentale ! C'est généralement au printemps, période de traitement des cultures, que le niveau de contamination des milieux aquatiques par les pesticides est le plus élevé.

Le poisson, un gage de qualité...

Si la truite ou le brochet peuplent une rivière, c'est bon signe. D'autres espèces en revanche, annoncent la pollution. L'examen de la faune et de la flore est essentiel pour mesurer la qualité des eaux. Lui seul permet d'intégrer les variations sur le long terme et de suivre l'état général de l'écosystème. Le gros de l'analyse porte sur les poissons. Ce sont de bons révélateurs de la qualité des milieux. La plupart des espèces ont une durée de vie longue, souvent supérieure à 10 ans.

Entre source et robinet...

Rien n'apparaît plus contrôlé que la production d'eau potable. Une fois captée, l'eau brute nécessite toute une série de traitements pour être rendue potable. Coagulation, décantation, filtration et hygiénisation en sont les principaux maillons. Les critères de qualité pour l'eau potable ont beaucoup fluctué au cours du temps. La liste des paramètres à contrôler est passée de 6 en 1885 à 63 en 1980.

 
Par Jean-François RocheDernière modification 07/02/2007 18:29

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