La convention d'Aarhus,
signée en 1998, considère le principe de transparence comme un puissant
facteur de prévention, de protection et de gestion démocratique des
risques industriels dans la mesure où il facilite l'intervention du
citoyen dans le processus de décision.
La
convention d'Aarhus intègre, entre autres, les principes de la charte
européenne sur l'environnement et la santé (1989), les principes du
développement durable, le fait que la protection de l'environnement
inclut la santé, le bien-être et le droit à la vie lui-même et le rôle
important des citoyens, des organisations non gouvernementales (ONG) et
du secteur privé dans le domaine de la protection de l'environnement.
« Afin de contribuer à protéger le droit de chacun, dans les générations présentes et futures, de vivre dans un environnement propre à assurer sa santé
et son bien-être, chaque partie garantit les droits d'accès à
l'information sur l'environnement, de participation du public au
processus décisionnel et d'accès à la justice en matière
d'environnement conformément aux dispositions de la présente
Convention » (Convention d'Aarhus)
|
| L'acceptabilité
sociale des risques écologiques engendrés par le développement
technico-économique est prise en compte au travers de 3 types d'instruments
juridiques permettant d'assurer une certaine transparence du processus
de décision :
• l'évaluation de l'impact et des incidences sur l'environnement ;
• l'information du public sur l'état de l'environnement (Convention
d'Aarhus) ;
• l'acceptabilité des risques engendrés par les installations
de type industriel (Directives Seveso, BAT et BATNEEC, EMAS, concept de
développement durable et du principe de précaution (voir
ci-dessous), etc...
Les
risques pour la santé humaine, associés à une menace
environnementale doivent faire l'objet d'une communication cohérente
vis-à-vis de la population, faire partie des processus décisionnels
tant au niveau des politiques qu'au niveau des industriels, être
intégrés dans les programmes stratégiques et plans
d'action à divers niveaux (politique, industriel, social, etc.).
|
| Outils
de management
La
prévention des risques de la population ou des travailleurs passe
par une démarche intégrée articulée par les
activités de prévention primaire, secondaire et tertiaire.
Alors que les préventions secondaire et tertiaire portent sur le
dépistage, la reconnaissance, le traitement et la surveillance
d'effets sur la santé, la prévention primaire s'intéresse
à l'environnement de la population et des travailleurs de façon
à réduire le niveau d'exposition, donc le risque sur la
santé.
Parmi
les méthodes de prévention primaire, l'hygiène reste
un élément primordial. Se laver les mains avant de fumer
ou passer à table est élémentaire ! Disposer
de vêtements de protection est également essentiel :
lunettes, gants, salopettes, masques, bouchons protecteurs pour les oreilles
dans les milieux bruyants.
Par
exemple, les salariés de filières de déchets devraient
bénéficier d'une surveillance médicale spéciale.
Ils doivent disposer de gants de protection, de chaussures de sécurité
et combinaisons de travail ainsi que de douches sur le lieu de travail.
Ils doivent porter des appareils de protection respiratoire lors d'opérations
spécifiques (intervention en fours, intervention sur les filtres,
pelletage, convoyage ou manipulation de certains déchets en vrac
avec production importante de poussière, etc.
D'un
point de vue opérationnel, l'étude des postes de travail
devrait permettre la mise en oeuvre de pratiques permettant de limiter
les émissions et l'impact sur la santé : prises d'air
avec renouvellement d'air dans les hall, arrosage des aires de manipulations
de déchets ou matériaux poussiéreux, captage du biogaz.
Dans un souci d'apporter un maximum de garanties, les divers postes de
travail devraient être régulièrement contrôlés
au moyen de prélèvements, y compris de prélèvements
individuels et des améliorations techniques devraient être
apportées si les résultats devaient s'avérer être
insuffisants.
De
telles pratiques de suivis peuvent être intégrées
dans des outils de gestion tels que les systèmes de management
environnementaux (ISO 14001, EMAS), systèmes de gestion de la qualité
(ISO 9000) ou systèmes de gestion de la sécurité
(OSHAS, .). |